LA NOCICEPTION ENTRAINE  DES VARIATIONS HÉMODYNAMIQUES PRÉJUDICIABLES (TACHYCARDIE, HYPERTENSION)
SANS QUE CELLES CI SOIENT SPÉCIFIQUES (DÉFAUT DE NARCOSE).

L'OFFRE D'UN MONITORING PER OPÉRATOIRE DE LA NOCICEPTION
ÉVITE LA CONFUSION ENTRE UN DÉFAUT D'ANESTHÉSIE ET UN MANQUE D'ANALGÉSIE.

La mesure du PTA (Parasympathique Tone Activity) est  le résultat d’un calcul obtenu à partir de la variabilité de l’espace R-R au cours d’un cycle respiratoire

 

 

La douleur est un processus de modulation et d'intégration de l'information nociceptive, relevant de mécanismes spinaux et supra-spinaux. 
Le siège de la modulation de l'information nociceptive se situe dans la corne dorsale de la moelle épinière:
C'est la 1ère étape pour que la nociception devienne douleur, avant les intégrations supra-spinales limbiques (via les émotions) et corticales (via les sensations somesthésiques).  
Sensation, émotion et cognition sont donc étroitement liées dans la perception de la douleur.


                    ☞ L'Analgésie vise à diminuer les influx nociceptifs
         (transduction et propagation) et à accroitre la modulation spinale

Sous anesthésie générale et donc en l'absence de conscience, la composante subjective de la douleur disparait et avec elle la douleur stricto senso.
Sous anesthésie générale persiste la nociception, perception inconsciente des stimuli nocifs (du latin nocere, qui nuit).

  1. La nociception est exprimée essentiellement par des réponses du système nerveux autonome.
  2. La nociception active l’axe cortico-surrénalien
    Glucocorticoïdes:
    ↗glycémie, ↗catabolisme protéique, ↗lipolyse, ↘ immunité
    Minéralocorticoïdes: 
    ↗ Kaliémie, Rétention eau et oedème, rétention Na et hypertension artérielle
  3. La nociception laisse des traces durables en sensibilisant les voies nerveuses (ouverture des canaux NMDA)


Parmi les nombreux stimuli qui influencent la fréquence cardiaque (FC) via le tissu nodal, l’arythmie sinusale respiratoire joue un rôle clé.
Chaque cycle respiratoire s’accompagne d’une brusque diminution de tonus parasympathique entraînant une accélération transitoire de la FC correspondant à une diminution de l’intervalle RR. 
L’analyse spectrale par transformée de Fourier de la variabilité de l’intervalle entre chaque battement cardiaque est associée avec un pic dans les hautes fréquences (de 0,15 à 0,40 Hz) qui correspond à la modulation du tonus parasympathique, principalement par la respiration.

☞ L’influx nociceptif entraine  des modifications de l’activité du SNA.
☞ L’étude des modifications du SNA serait donc une méthode d’évaluation de l’intensité de l’influx nociceptif.
☞ Il devient donc possible de monitorer la nociception en mesurant un index révélateur du tonus du parasympathique