Troubles urinaires du chien et du chat

L’approche multi-cible d’Urpro Plus gel, par Pharmadiet
28 août 2026

Références article : Antinéa Ceccaldi-Delorme, DMV et Cheffe de produits et Responsable Marketing Pharmadiet – pour CAPdouleur – Août 2026

Les pathologies du bas appareil urinaire constituent un motif fréquent de consultation chez le chien et le chat. Elles regroupent des affections d’étiologie très variées : infections urinaires, urolithiases, anomalies anatomiques ou fonctionnelles, cystite idiopathique féline.
La fréquence et la nature de ces affections diffèrent toutefois selon l’espèce. Une méta analyse récente rapporte une prévalence cumulée des infections urinaires bactériennes de 44,6% chez les chiens et 18,6% chez les chats présentant une maladie urinaire. Escherichia coli constituant le principal pathogène identifié dans les deux espèces.(1)
Chez le chat, les infections bactériennes sont cependant minoritaires. En effet c’est la cystite idiopathique féline (CIF) qui constitue l’une des principales causes de ces signes, mais qui reste un diagnostic d’exclusion. Sa physiopathologie implique des interactions complexes entre la vessie, le système nerveux et l’environnement. Le stress joue un rôle particulièrement important dans la CIF. Des études ont montré que les chats atteints de CIF présentent des anomalies de la perméabilité vésicale et une réponse sympathique exacerbée lors d’une exposition au stress.(2)

Face à la complexité des troubles urinaires et à leur caractère souvent multifactoriel, notamment chez le chat, l’approche nutritionnelle peut constituer un soutien supplémentaire.

Urpro Plus gel s’inscrit ainsi dans une approche globale du patient urinaire : une formulation multi composants associant plusieurs mécanismes de soutien (D-mannose, canneberge, glucosamine, sulfate de chondroïtine, acide hyaluronique, tryptophane et prêle), dans une galénique pensée pour faciliter l’administration au quotidien. Son format gel et sa posologie de 1ml pour 5kg de poids par jour permettent notamment de limiter la quantité à administrer, un atout particulièrement pertinent chez le chat, pour lequel la facilité d’administration participe pleinement à l’observance et à la réduction du stress lié aux soins.

GLUCOSAMINE : la glucosamine est un monosaccharide aminé, précurseur des glycosaminoglycanes (GAG), qui sont les composants de la matrice extracellulaire et des muqueuses, notamment de l’urothélium vésical qui est recouvert d’une couche protectrice de GAG. Cette couche participe à la fonction de barrière de la vessie en limitant notamment le contact de l’urothélium avec les constituants irritants et l’adhésion de certaines substances à la paroi vésicale.(3)
Chez les chats atteints de CIF, plusieurs travaux ont mis en évidence une diminution de l’excrétion urinaire de GAG et suggèrent une altération de cette barrière urothéliale et des données plus récentes suggèrent une association entre les concentrations urinaires de GAG et l’atteinte urothéliale dans différents tableaux d’atteintes du bas appareil urinaire.(4,5)
L’apport de précurseurs des GAG tels que la N-acétyl-D-glucosamine pourrait ainsi contribuer au soutien de l’intégrité de la barrière urothéliale. Des études chez le chat ont montré une modification des concentrations de GAG après administration orale de N-acétyl-glucosamine.(6)

D-MANNOSE : c’est un monosaccharide naturellement présent dans certains végétaux, fruits et plantes, notamment la canneberge. Après administration orale, le D-mannose est rapidement absorbé au niveau intestinal (principalement de façon passive) et passe dans la circulation sanguine. Le pic plasmatique est atteint environ 60 à 90min après administration. Une partie importante du D-mannose n’est pas métabolisé et est éliminée par les reins : le D-mannose est rapidement filtré et se retrouve sous forme libre dans les urines. Environ 20 à 35% de la dose ingérée peut passer du sang vers les urines dans l’heure suivant l’administration.
Une fois présent dans les urines, il se lie de manière compétitive à l’adhésine bactérienne FimH des fimbriae de type 1 d’Escherichia coli, empêchant ainsi son adhésion à l’urothélium et favorisant son élimination lors de la miction (action de leurre moléculaire).(7)
Ce mécanisme est intéressant également pour une action préventive, car le D-mannose exerce une pression anti-adhésive plutôt qu’une pression antimicrobienne, ce qui ne repose pas sur la destruction des bactéries.

CANNEBERGE ROUGE : également appelé cranberry, ou de son nom scientifique Vaccinium macrocarpon. C’est un fruit riche en proanthocyanidines (PAC), qui réduisent l’adhésion des bactéries uropathogènes à l’épithélium urinaire en perturbant les interactions entre les adhésines bactériennes et leurs récepteurs sur les cellules uroépithéliales, avec notamment une action décrite sur les P-fimbriae d’Escherichia coli. En empêchant l’étape initiale d’adhésion, cela favorise l’élimination des bactéries par la miction.(8)
La canneberge possède donc un mécanisme anti-adhésif biologiquement documenté, et des études chez le chien et le chat montrent une diminution de l’adhésion d’Escherichia coli aux cellules uroépithéliales après supplémentation.(9,10)

PRÊLE : Equisetum arvense est une plante traditionnellement utilisée en phytothérapie pour les troubles urinaires, notamment comme agent diurétique. Elle contribue à soutenir la production urinaire en augmentant le volume urinaire, ce qui permet de favoriser la dilution et un renouvellement régulier de l’urine.(11)

TRYPTOPHANE : le L-Tryptophane est un acide aminé essentiel apporté exclusivement par l’alimentation, qui joue un rôle clé dans la synthèse des protéines et qui est le précurseur de la sérotonine, de la mélatonine et de la niacine (vitamine B3). La sérotonine (5-hydroxytryptamine ; 5-HT) est un neurotransmetteur responsable de la transduction des signaux neurochimiques entre les neurones. Sa synthèse dépend de la disponibilité cérébrale de ce précurseur. La sérotonine est elle-même le précurseur de la mélatonine, une neuro-hormone sécrétée pendant la nuit qui agit comme un signal de l’obscurité.(12)
Le stress est aujourd’hui considéré comme un élément important de la physiopathologie de la CIF. Les chats atteints présentent notamment une activité sympathique exacerbée, et une altération de la perméabilité vésicale lors d’expositions à des facteurs de stress(2).
Les recommandations iCatCare 2025 vont même plus loin en considérant la CIF comme une affection systémique impliquant le système nerveux, endocrinien et immunitaire, et recommandent une prise en charge qui « regarde au-delà de la vessie ».(13)
Une étude cohorte récente a évalué un aliment « urinary stress » contenant notamment L-tryptophane et alpha casozépine chez 31 chats atteints de CIF non obstructive. Une récidive à 5 semaines a été observée chez 5/17 chats recevant l’aliment contre 11/14 dans le groupe contrôle, soit une différence statistiquement significative.(14)

SULFATE DE CHONDROÏTINE : c’est un glycosaminoglycane (GAG) sulfaté. Il fait partie de la couche des GAG qui recouvrent la surface de l’urothélium vésical et contribue à ses propriétés de barrière, en particulier à limiter le contact direct entre l’urine et les cellules urothéliales.
Chez le chat atteint de CIF, cette couche semble présenter des anomalies, une étude a retrouvé des anomalies d’expression du sulfate de chondroïtine dans 100% des vessies des chats atteints de CIF, contre seulement 27% des témoins.(15)
Une étude de 2026 portant sur 90 chats dont 80 présentaient une maladie du bas appareil urinaire continue d’ailleurs à explorer les GAG urinaires comme biomarqueurs dans la CIF et l’urolithiase(16)

HYALURONATE DE SODIUM : c’est également un glycosaminoglycane. L’urothélium vésical est recouvert d’une couche protectrice riche en GAG, qui contribue à limiter le contact direct entre l’urine et les cellules urothéliales. Cette couche participe à la fonction de barrière de la vessie et l’acide hyaluronique est un GAG majeur de cette matrice. (17) Des études expérimentales montrent que l’acide hyaluronique administré par voie orale peut être absorbé et distribué dans l’organisme.(18)

Conclusion :

Urpro Plus gel s’inscrit dans une approche globale du soutien du système urinaire, particulièrement pertinente dans les affections du bas appareil urinaire chez le chat. Sa formule associe plusieurs ingrédients agissant selon des mécanismes complémentaires : le D-mannose et la canneberge soutiennent les mécanismes physiologiques limitant l’adhésion de certaines bactéries à l’urothélium, tandis que la glucosamine, le sulfate de chondroïtine et l’acide hyaluronique apportent des constituants ou précurseurs des glycosaminoglycanes impliqués dans la fonction de barrière de l’urothélium. La prêle complète cette approche par son intérêt dans le soutien de la diurèse, tandis que le L-tryptophane apporte une dimension intéressante dans la gestion du stress. Cette dernière composante prend tout son sens chez le chat, chez lequel la cystite idiopathique est une affection complexe et pour laquelle les recommandations actuelles préconisent une prise en charge de l’environnement et de la réduction du stress.
Au-delà de sa composition, Urpro Plus se distingue par sa galénique en gel oral, particulièrement adaptée à l’administration quotidienne chez le chat, et par son faible volume d’administration de seulement 1ml pour 5kg de poids par jour.
Cette formulation permet ainsi d’associer une approche nutritionnelle multi cibles à une administration pratique, avec pour objectif de favoriser l’observance et de limiter les contraintes liées à la supplémentation. 

Références

1. Thassakorn P, Sukon P, Phuektes P, Fungbun N. Prevalence of Bacterial Urinary Tract Infections in Dogs and Cats with Lower Urinary Tract Diseases and Other Illnesses: A Systematic Review and Meta-Analysis. Animals. 2025;15(23):3456. doi:10.3390/ani15233456

2.Westropp JL, Kass PH, Buffington CAT. Evaluation of the effects of stress in cats with idiopathic cystitis. ajvr. 2006;67(4):731-736. doi:10.2460/ajvr.67.4.731

3. Proteoglycans and Sulfated Glycosaminoglycans – Essentials of Glycobiology – NCBI Bookshelf

4. Buffington CA, Blaisdell JL, Binns SP, Woodworth BE. Decreased urine glycosaminoglycan excretion in cats with interstitial cystitis. J Urol. 1996;155(5):1801-1804

5. Maden M, Sarıkaya A, Gülersoy E, Marangoz H, Sayın Z. Serum and Urine Nerve Growth Factor and Glycosaminoglycan Levels in Obstructive and Non‐Obstructive Feline Urolithiasis and Interstitial Cystitis. Veterinary Medicine & Sci. 2026;12(3):e70968. doi:10.1002/vms3.70968

6. Panchaphanpong J, Asawakarn T, Pusoonthornthum R. Effects of oral administration of N-acetyl-d-glucosamine on plasma and urine concentrations of glycosaminoglycans in cats with idiopathic cystitis. ajvr. 2011;72(6):843-850. doi:10.2460/ajvr.72.6.843

7. Ala-Jaakkola R, Laitila A, Ouwehand AC, Lehtoranta L. Role of D-mannose in urinary tract infections – a narrative review. Nutr J. 2022;21(1):18. doi:10.1186/s12937-022-00769-xµ

8. Carvajal-Campos A, Jeusette I, Mayot G, Torre C, André A, Di Martino P. Adherence of uropathogenic Escherichia coli in dog urine after consumption of food supplemented with cranberry ( Vaccinium macrocarpon ). Journal of Veterinary Research. 2023;67(1):49-54. doi:10.2478/jvetres-2023-0004

9. Chou HI, Chen KS, Wang HC, Lee WM. Effects of cranberry extract on prevention of urinary tract infection in dogs and on adhesion of Escherichia coli to Madin-Darby canine kidney cells. ajvr. 2016;77(4):421-427. doi:10.2460/ajvr.77.4.421

11.Boeing T, Tafarelo Moreno KG, Gasparotto Junior A, Mota Da Silva L, De Souza P. Phytochemistry and Pharmacology of the Genus Equisetum (Equisetaceae): A Narrative Review of the Species with Therapeutic Potential for Kidney Diseases. Granica S, ed. Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine. 2021;2021:1-17. doi:10.1155/2021/6658434

12. Silber BY, Schmitt JAJ. Effects of tryptophan loading on human cognition, mood, and sleep. Neuroscience & Biobehavioral Reviews. 2010;34(3):387-407. doi:10.1016/j.neubiorev.2009.08.005

13. Taylor S, Boysen S, Buffington T, et al. 2025 iCatCare consensus guidelines on the diagnosis and management of lower urinary tract diseases in cats. J Feline Med Surg. 2025;27(2):1098612X241309176. doi:10.1177/1098612X241309176

14.Naarden B, Corbee RJ. The effect of a therapeutic urinary stress diet on the short-term recurrence of feline idiopathic cystitis. Vet Med Sci. 2020;6(1):32-38. doi:10.1002/vms3.197

16.Maden M, Sarıkaya A, Gülersoy E, Marangoz H, Sayın Z. Serum and Urine Nerve Growth Factor and Glycosaminoglycan Levels in Obstructive and Non‐Obstructive Feline Urolithiasis and Interstitial Cystitis. Veterinary Medicine & Sci. 2026;12(3):e70968. doi:10.1002/vms3.70968

17. Hurst RE, Rhodes SW, Adamson PB, Parsons CL, Roy JB. Functional and Structural Characteristics of the Glycosaminoglycans of the Bladder Luminal Surface. Journal of Urology. 1987;138(2):433-437. doi:10.1016/S0022-5347(17)43180-6

18. Balogh L, Polyak A, Mathe D, et al. Absorption, Uptake and Tissue Affinity of High-Molecular-Weight Hyaluronan after Oral Administration in Rats and Dogs. J Agric Food Chem. 2008;56(22):10582-10593. doi:10.1021/jf8017029

10. Carvajal-Campos A, Trebossen L, Jeusette I, et al. The effect of consumption of cranberry (Vaccinium macrocarpon) on Escherichia coli adherence to feline uroepithelial cells in a blind randomised cross-over trial in cats. Journal of Veterinary Research. 2024;68(4):583-587. doi:10.2478/jvetres-2024-0055

15. Hauser PJ, VanGordon SB, Seavey J, et al. Abnormalities in Expression of Structural, Barrier and Differentiation Related Proteins, and Chondroitin Sulfate in Feline and Human Interstitial Cystitis. J Urol. 2015;194(2):571-577. doi:10.1016/j.juro.2015.01.090

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