Intérêt de la phytothérapie dans la prise en charge des perturbations liées à la douleur chronique

5 juillet 2021

Intérêt de la phytothérapie dans la prise en charge des perturbations liées à la douleur chronique

Christophe Vernet

DMV Secretaire association française des vétérinaires phytothérapeutes DIE phytotherapie 2018

La douleur chronique entraine des perturbations émotionnelles à l’origine de modifications du comportement.

On peut en effet voir apparaitre une altération de la cognition ou du sommeil, une modification des relations sociales, de l’affect ou somato-sensorielles (stimuli extérieurs). Chez l’animal, cela pourra se traduire par un état anxieux, dépressif, une irritabilité voire des signes agressifs, et des troubles du sommeil.

La phytothérapie seul ou en accompagnement d’un traitement à base de psychotropes pourra de façon avantageuse aider l’animal à pallier ces troubles.

Les principales cibles de la phytothérapie seront le GABA, et la Sérotonine, la Sérénité avant la nuit …, qui diminue la tension, agit sur la vulnérabilité, le stress, sur l’irritabilité …

Elle a en plus, dans notre cadre, une action sur la douleur et permet de diminuer l’agressivité.

Diverses plantes auront un intérêt dans l’amélioration des troubles cités.

Le Millepertuis, Hypericum perforatum (Hypericaceae, sommités fleuries) est principalement indiqué dans les troubles du comportement avec dépression.

Deux composant principaux, l’hyperforine (acide phénol, dérivé du phloroglucinol)  inhibe la recapture de la sérotonine et l’amentoflavone (biflavonoïde) qui aurait une action gaba-ergique et IMAO.

Le millepertuis est sédatif et anxiolytique. Il agit sur toute dépression avec déficit en sérotonine      (hyperactivité, addictions alimentaires, agitations) et dans notre cas sur les pertes de capacités cognitives et les dépressions liées aux douleurs chroniques.

Le Griffonia, Griffonia simplicifolia (Fabacées, graines) contient essentiellement du 5-Hydroxytryptophane, précurseur de la sérotonine et de la mélatonine. Il est donc indiqué lors de tout déficit en sérotonine et mélatonine.

Il est antidépresseur, sédatif, et possède une action sur la conduction de la douleur.

La Valériane, Valeriana officinalis (Caprifoliaceae, partie souterraine) a des propriétés sédatives du SNC, et anti-inflammatoires. Les iridoïdes ou valépotriates (valtrate) sont myorelaxants. Les flavonoides (hespéridine, linarine, apigénine) sont des sédatifs hypnotiques qui se lient aux récepteurs benzodiazépiques. L’acétate de bornyle est spasmolytique et myorelaxant. Enfin les acides sesquiterpèniques comme l’acide valérénique inhibe la recapture et stimule la libération du GABA, est ligand pour les récepteurs au GABA et inhibe la GABA-transaminase lors du catabolisme du GABA.

La valériane est donc indiquée entre autres dans les cas d’instabilité et d’irritabilité et comme sédatif hypnotique.

 

Le plus CAPdouleur : 

Douleurs et Phytothérapie

COMPLEXE GINGIVO-STOMATITE CHRONIQUE FÉLINE ET PHYTOTHÉRAPIE.
Christophe Vernet

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